2018, l’année du 4K : quel est le meilleur home-cinéma ?

​La résolution 4K est en train de progressivement s'installer comme le nouveau standard des téléviseurs. Le choix de matériel acceptant cette résolution, jusqu'alors plutôt limitée, est en train d'exploser. Avec la baisse de prix importante de cette technologie que l'on a vue ces derniers temps, 2018 devrait être l'année où la 4K viendra détrôner la résolution "classique" Full HD 1080p dans les ventes.

Ce format étant particulièrement lourd à décoder, il faut que le matériel puisse suivre. Imaginez, en nombre de pixels, c'est comme piloter 4 dalles Full HD en même temps.

Nous n'allons pas ici revoir tout le matériel compatible 4K, il y a d'autres guides pour ça. Nous allons nous concentrer uniquement sur les kits home-cinémas.

comparatif home cinema 4K

La 4K : définition

Pour commencer, le nom : 4K c'est pour 4 Kilo pixels, donc 4000 pixels. C'est en effet à peu près la résolution horizontale de ce type de dalle. Pour rappel, la Full HD est standardisée à 1920×1080 pixels. Si on double le nombre de lignes et de colonnes, on se retrouve avec 3840×2160. C'est le format Ultra HD de la majorité des téléviseurs au format 16/9. On retrouve aussi parfois sous le terme 4K d'autres formats allongés, issus du cinéma, tels que du 4096×2160 ou 5120×2160. Cependant, ces ratios-là ne sont que peu exploités par les fabricants d'écrans, qui préfèrent se cantonner au 16/9 utilisé par les chaînes TV.

​Pourquoi la 4K

​Au bout d'un moment, est-ce que le nombre de pixels ça fait encore une différence? On nous avait déjà vendu la Full HD comme étant l'ultime expérience cinéma, qu'il fallait mettre toutes nos économies dans une belle dalle plate, et maintenant on nous dit qu'en fait, il y a mieux...
Petite explication : lors de notre passage massif vers les écrans plats, la technologie des dalles lcd étant encore relativement jeune sur des diagonales aussi grandes. Rappelez-vous de la frayeur des "pixels morts" qui menaçaient tous ces bijoux de technologies. Gérer 2 millions de points par dalle c'était déjà éprouvant. Aujourd'hui, avec l'évolution du savoir-faire, ces pixels morts ne sont plus un problème très répandu, on peut donc augmenter avec confiance le nombre qu'on en met sur chaque dalle.

Le deuxième point c'est le nombre de données qu'il faut traiter pour diffuser l'image, et donc par le même occasion la taille des fichiers. Un disque dur traditionnel ne peut pas lire et écrire assez vite pour suivre le rythme effréné auquel transitent les informations de la 4K. Il a fallu attendre la démocratisation d'un autre type de mémoire, à savoir le flash, que l'on trouve dans nos Smartphones, tablettes, ainsi que les disques durs SSD.

Les fabricants ne le confessent donc pas ouvertement, mais avec la Full HD, ils n'étaient pas encore au niveau de netteté qu'ils auraient pu fournir si tout le reste avait suivi. Bien que l'on ne trouve pas l'image de son téléviseur Full HD pixelisée en tant que tells, l'œil humain est donc en réalité capable de distinguer bien plus de détails.

4K contenu

Toutes les sources de contenu passent progressivement à la 4K, ici Youtube.

Un autre facteur qui rentre en compte dans la démocratisation de la 4K, c'est l'évolution culturelle de nos diagonales d'écran, qui continue à grandir sans cesse. Le marché (oui, oui, c'est nous) demande des dalles toujours plus grandes. En 2012, un téléviseur 40 pouces était considéré haut de gamme en termes de taille, en 2018, c'est la taille de base.

Si cette augmentation de diagonale d'écran se fait avec un nombre de pixels fixe, ces derniers vont commencer à être gros, et donc se voir sous forme de crénelage de l'image. La seule parade possible est de rajouter des pixels, d'où la 4K.

Pour résumer, les avantages de la 4K sont une meilleur netteté d'image, qui permet d'atteindre des diagonales d'écran plus grandes avec une image flatteuse.

Sur quels critères évalue-t-on un home-cinéma 4K ?

​Le home-cinéma est composé d'un amplificateur qui récupère le signal vidéo, en extrait la bande son pour l'envoyer vers ses enceintes, puis renvoie l'image au téléviseur. Il est donc en plein dans le flux du signal vidéo 4K, et il est préférable qu'il ne le détériore pas. Certains amplis proposent leurs algorithmes d'amélioration du signal, qui ne se révèlent pas forcément utiles. Pour moi, il vaut mieux avoir un ampli qui ne touche à rien, plutôt qu'un modèle qui touche et qui dégrade.

Le nombre d'entrées est vital. Il doit être au moins aussi grand que le nombre de périphériques que l'on souhaite y connecter. On peut vite monter à un nombre important : Box TV, lecteur Blu-Ray, console(s), RaspberryPi... les sources sont de plus en plus nombreuses. En général on trouve 4 entrées HDMI, ce qui comble la plupart des utilisateurs, mais attentions aux modèles d'entrée de gamme, qui peuvent gratter un peu sur le prix en en proposant que 2.

Le nombre de voies de sortie est à considérer comme on le ferait pour n'importe qui home-cinéma, le choix de la 4K n'imposant rien de plus ou de moins. Ici on est d'accord sur le fait que 5.1 c'est le bon nombre. 7.1 c'est pour les puristes et ça n'apporte que peu d'expérience en plus.

L'encombrement peut entrer en compte dans la décision. Si possible, on suggère de prendre un ampli 'standard' qui est en général assez imposant, mais propose de meilleurs connectiques à l'arrière et une dissipation de la chaleur plus efficace et sans ventilateur. Ces modèles peuvent facilement être associées avec des enceintes au choix de chacun, et sont donc plus évolutifs.

Les kits sont quant à eux très faciles à mettre en place et il n'y a pas d'erreur possible dans la compatibilité des enceintes et de l'ampli. Les amplis de kit sont pour la quasi-totalité ultraplats, ce qui les rend beaucoup plus discrets et intégrables.

​Comparatif des meilleurs home-cinémas 4K

​Le kit Zenit de chez Philips se place à un raport qualité-prix très intéressant. Il est bourré de bonnes idées comme son enceinte centrale au format rappelant une barre de son pour un maximum de répartition du son, ainsi que son affichage de source intégré à cette même enceinte.

Le boitier central est très peu encombrant, ce qui ne l'emp​êche pas d'être pourvu d'une bonne connectivité avec le Bluetooth, le H​DMI4K et Jack.

La marque a pris le virage du design assez tard, mais a vraiment réussi à se remettre au niveau. Ce kit en est la parfaite démonstration.

​La marque Harman Kardon est peu répandue sur le marché grand public, et pourtant, tout amateur de matériel hi-fi connait son nom. ​Création de Sidney Haman et Bernard Kardon, elle s'est construite une solide réputation grâce à des produits plébiscités depuis les années 50. Désormais filiale de Samsung, elle continue d'opérer dans la niche des audiophiles, là où son grand frère a du mal à s'installer.

Ce kit au prix abordable est un bon compromis pour qui voudrait se faire une première expérience avec la marque. Ce n'est cependant qu'un 2.1 au prix d'un 5.1 de chez Philips, mais on pense que ça vaut largement le coup.

​Les avis sur ce produit sont mitigés. Philips nous proposait un concept génial qui aurait tous les avantages du 5.1, sans ses désagrément, avec des enceintes arrières sans-fil à mettre en place juste au moment du film. Le reste du temps elles vivraient sagement sur leurs socles qui​ ne sont autre que les enceintes des voies avant. Génial on vous dit!

En réalité, c'est un peu moins fou. Certains utilisateurs subissent des grésillement des enceintes sans-fil, notamment dans les moments de silence. La réactivité du système aux changements de flux d'entrée est assez longue et crée donc des moments pendant lesquels on a l'impression que le système a planté.

On espère sincèrement que Philips va persévérer avec le concept et nous proposer rampidement une nouvelle version exempte de tous ces bugs.